Parcours filière · Du bac à la retraite

Électricien du bâtiment

L'électricien du bâtiment se forme dès 16 ans en CAP ou bac pro, entre rapidement sur le marché du travail et atteint un salaire net médian de 2 337 €/mois. À 67 ans, la pension brute projetée s'élève à 2 188 €/mois.

Voir la fiche métier complète Electricien / Electricienne du bâtiment (ROME F1602) — régime retraite : SSI ou AGIRC-ARRCO.

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Études (avant entrée dans la vie active)

16-20 ans · 4 ans

La voie la plus courante reste le CAP Électricien, préparé en deux ans après la classe de troisième, souvent en apprentissage. Beaucoup poursuivent ensuite vers le bac pro MELEC (Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés) en trois ans, également accessible en alternance. Certains complètent par un BP Électricien ou un BTS Électrotechnique (bac+2) pour viser des postes plus techniques ou d'encadrement. L'apprentissage domine largement la filière : il permet de toucher entre 27 % et 100 % du SMIC selon l'âge et l'année, et garantit un taux d'insertion supérieur à 70 % à six mois. L'habilitation électrique (B1V, BR, BC) est délivrée par l'employeur après formation et reste indispensable pour intervenir sur installations sous tension.

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Premier emploi (5 premières années)

20-25 ans · 5 ans

Le premier poste se trouve généralement dans une PME du bâtiment ou chez un installateur électricien, en tant qu'ouvrier électricien N2 ou N3 selon la grille de la convention collective du bâtiment. Le salaire d'embauche tourne autour de 1 500 à 1 700 € net par mois, primes de panier et de trajet incluses. Le quotidien : tirage de câbles, pose d'appareillages, raccordements en tableaux, lecture de plans. Les chantiers alternent neuf et rénovation, parfois avec déplacements. Après deux à trois ans d'expérience, le passage en position de compagnon professionnel (N3P2) puis chef d'équipe se traduit par 200 à 400 € supplémentaires. Beaucoup obtiennent à ce stade leurs habilitations complémentaires (photovoltaïque, IRVE pour bornes de recharge).

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Milieu de carrière (30-50 ans)

30-50 ans · 20 ans

C'est la période d'ancrage et de bifurcation. Le salarié expérimenté atteint le salaire net médian du métier, soit 2 337 €/mois EQTP, en position de chef d'équipe ou chef de chantier. Certains se spécialisent : courants faibles, domotique, photovoltaïque, bornes IRVE, tertiaire ou industriel. Une part significative — environ un tiers des actifs du ROME F1602 — bascule vers l'artisanat en créant son entreprise individuelle ou sa micro-entreprise, ce qui ouvre des revenus potentiellement supérieurs mais une protection sociale moindre via la SSI. Les autres restent salariés et peuvent évoluer vers conducteur de travaux ou métreur après une formation continue. Cette tranche est aussi celle où l'usure physique commence à se manifester : épaules, dos, genoux, exposition aux poussières.

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Fin de carrière (50-62 ans)

50-62 ans · 12 ans

Après 50 ans, beaucoup d'électriciens cherchent à lever le pied sur les contraintes physiques : moins de tirage de câbles en hauteur, davantage de tâches de chiffrage, d'encadrement ou de SAV. Les salariés évoluent souvent vers des fonctions de chef de chantier, conducteur de travaux ou formateur en CFA, avec des rémunérations comprises entre 2 600 et 3 200 € net. Les artisans installés transmettent progressivement leur clientèle ou prennent un apprenti pour préparer la cession. Le compte professionnel de prévention (C2P) peut permettre un départ anticipé pour ceux exposés à des facteurs de pénibilité (postures, bruit). La préparation administrative de la retraite (relevé de carrière, rachats de trimestres) s'intensifie autour de 58-60 ans, en lien avec la CARSAT ou la SSI.

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Retraite (à partir de 62-67 ans)

62-90+ ans · 28 ans

Le départ s'effectue le plus souvent entre 64 et 67 ans pour bénéficier du taux plein. La pension brute projetée à 67 ans atteint 2 188 €/mois, soit environ 1 970 € net après CSG-CRDS. Pour les salariés, elle combine le régime général (CNAV) et la complémentaire AGIRC-ARRCO. Les artisans qui ont basculé à leur compte relèvent de la SSI, avec une pension souvent inférieure de 10 à 20 % à parcours équivalent, faute de cotisations complémentaires aussi fournies. Le cumul emploi-retraite est fréquent dans le métier : nombreux sont ceux qui poursuivent quelques chantiers en auto-entrepreneur ou en dépannage de proximité, générant 500 à 1 200 € supplémentaires par mois pendant les premières années.

Synthèse

Sur 42 ans de carrière, un électricien aura cotisé l'équivalent de 380 000 à 420 000 € (parts salariale et patronale cumulées) au titre de la retraite. À raison d'une pension de 2 188 € brut sur une espérance de vie post-retraite d'environ 20 ans, il en récupérera de l'ordre de 525 000 €, soit un rendement positif conditionné à une carrière complète sans interruption.