Parcours filière · Du bac à la retraite

Gendarme

Le métier de gendarme s'inscrit dans un parcours militaire structuré, du concours de sous-officier à la retraite anticipée propre à la fonction publique militaire. Salaire net médian autour de 2 440 €/mois EQTP, pension projetée à 67 ans de 2 065 €/mois brut.

Voir la fiche métier complète Responsable Opérationnel / Opérationnelle de la défense (ROME K1703) — régime retraite : FP militaire.

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Études (avant entrée dans la vie active)

18-25 ans · 7 ans

L'accès au métier de gendarme se fait principalement par concours. Le concours de sous-officier de gendarmerie est ouvert aux titulaires du baccalauréat, entre 18 et 35 ans. Beaucoup de candidats valident d'abord un BTS, une licence ou complètent par une expérience de gendarme adjoint volontaire (GAV), contrat d'un à cinq ans accessible sans diplôme. Après réussite au concours, la formation initiale se déroule dans une école de gendarmerie (Châteaulin, Montluçon, Tulle, Rochefort, Dijon) pendant douze mois, alternant droit, techniques d'intervention, tir, secourisme et stages en unité. La scolarité est rémunérée environ 1 400 € net mensuels. Les officiers, eux, passent par l'École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) à Melun, après prépa et concours plus sélectif.

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Premier emploi (5 premières années)

25-30 ans · 5 ans

À la sortie d'école, le jeune sous-officier est affecté selon les besoins du service, souvent en brigade territoriale ou en escadron de gendarmerie mobile. La rémunération débute autour de 1 900 à 2 100 € net par mois, logement de fonction inclus (concession par nécessité absolue de service), avec primes liées aux astreintes et au terrain. Les premières années sont marquées par les patrouilles, les interventions, la rédaction de procédures judiciaires et les déplacements. Le grade évolue de gendarme à gendarme sous contrat puis gendarme de carrière après titularisation. Au bout de quelques années, le militaire peut passer l'examen d'officier de police judiciaire (OPJ), qui ouvre l'accès à des fonctions d'enquêteur et augmente sensiblement le périmètre des missions.

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Milieu de carrière (30-50 ans)

30-50 ans · 20 ans

Entre 30 et 50 ans, le gendarme stabilise sa carrière autour du salaire médian de 2 440 € net par mois EQTP, hors primes spécifiques. Les évolutions passent par les grades de maréchal des logis-chef, adjudant puis adjudant-chef, avec un déroulé à l'ancienneté et au choix. C'est la période des spécialisations : police judiciaire, sections de recherches, GIGN, peloton de surveillance et d'intervention (PSIG), gendarmerie maritime, montagne, transports aériens, ou encore cyber. Beaucoup deviennent commandants de brigade ou chefs de poste. Une partie passe le concours interne d'officier pour rejoindre l'EOGN. Les mutations sont fréquentes (tous les 4 à 6 ans en moyenne), ce qui pèse sur la vie familiale mais permet de varier les territoires et les missions.

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Fin de carrière (50-62 ans)

50-62 ans · 12 ans

La gendarmerie permet un départ anticipé à la retraite après 17 ans de service pour les sous-officiers et 27 ans pour les officiers, ce qui conduit beaucoup de militaires à quitter l'institution avant 55 ans avec une pension immédiate. Ceux qui poursuivent occupent des postes à responsabilité : commandant de compagnie, chef d'état-major départemental, fonctions en groupement ou en administration centrale. Le salaire atteint généralement 3 000 à 3 500 € net selon le grade (major, lieutenant, capitaine) et les primes de commandement. La charge mentale reste forte, surtout en unité opérationnelle. Beaucoup préparent une seconde carrière dès 50 ans : sûreté en entreprise, sécurité privée, formation, collectivités territoriales. La limite d'âge varie selon le grade, généralement entre 58 et 62 ans pour les sous-officiers.

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Retraite (à partir de 62-67 ans)

62-90+ ans · 28 ans

Le gendarme relève du régime de la fonction publique militaire, géré par le Service des retraites de l'État. La pension est calculée sur le dernier traitement indiciaire détenu six mois avant la cessation d'activité, avec bonifications pour services aériens, opérations extérieures ou campagnes. La pension brute projetée à 67 ans s'établit autour de 2 065 € par mois, à laquelle s'ajoute fréquemment un complément lié à une seconde carrière civile (régime général + Agirc-Arrco). Le cumul emploi-retraite est largement utilisé : nombreux sont les anciens gendarmes qui exercent ensuite 10 à 15 ans comme agents de sûreté, formateurs ou cadres en sécurité privée. L'espérance de vie à 62 ans permet d'envisager une retraite de 25 à 28 ans.

Synthèse

Sur 40 ans de carrière, les cotisations retraite cumulées (part salariale et part État) représentent de l'ordre de 350 000 à 400 000 €. La pension versée sur 25 ans avoisinerait 620 000 € bruts, sans compter les droits acquis lors d'une éventuelle seconde carrière civile.