Code ROME · F1120

Economiste de la construction

Cadres Salarié·e du privé

Professionnel chargé d'évaluer les coûts et la faisabilité économique des projets de bâtiment et de travaux publics, l'économiste de la construction affiche un salaire net médian de 3 458 € et une tension de recrutement dépassant 62 % des projets.

💰 Salaire net mensuel EQTP

3 458 € /mois

Ce métier — médiane
3 458 €
Ce métier — P75 (top tiers)
4 818 €
Ensemble France (réf.)
2 180 €

+59 % au-dessus de la médiane française

📊 Score employabilité

81 /100
  • Tension marché 62.9 %difficiles
  • Projets BMO 2026 1 424

🏖️ Pension projetée à 67 ans

2 923 € /mois brut
CNAV 1 909 € AGIRC-ARRCO 1 014 €

Simulation détaillée par régime →

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formations RNCP

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passerelles reconversion

ROME F1120

référentiel France Travail

Le métier

Au croisement de la technique et de la gestion financière, ce métier consiste à chiffrer, analyser et optimiser le coût global d'une opération de construction, depuis les premières esquisses jusqu'à la réception des travaux. L'économiste de la construction établit les estimations prévisionnelles, rédige les pièces contractuelles des marchés et suit l'évolution budgétaire en lien avec les architectes, les maîtres d'ouvrage et les entreprises. Sa maîtrise des normes techniques et des mécanismes contractuels en fait un acteur central de la maîtrise des coûts.

Le poste s'exerce principalement en cabinet de maîtrise d'œuvre, en bureau d'études spécialisé ou au sein des directions techniques de promoteurs et de collectivités. Classé parmi les cadres, ce professionnel perçoit un salaire net médian mensuel de 3 458 € en équivalent temps plein, avec des écarts sensibles selon la taille de la structure et le niveau d'ancienneté. La mobilité entre les types de projets — logement, tertiaire, infrastructures — constitue l'une des caractéristiques de ce parcours professionnel.

Le marché du travail se révèle sous tension marquée : plus de 62 % des projets de recrutement sont jugés difficiles par les employeurs, signe d'une pénurie de profils formés. La pension brute projetée à 67 ans atteint 2 923 € mensuels dans le régime général, ce qui situe ce métier dans une trajectoire retraite correcte à l'échelle des cadres du privé. En matière de reconversion, les compétences en gestion de contraintes complexes et en analyse de terrain ouvrent des passerelles vers des secteurs a priori éloignés, y compris des fonctions opérationnelles structurées.

Salaire

Le salaire médian net mensuel en équivalent temps plein pour cette catégorie (cadres) s'établit à 3 458 € en 2023 selon l'INSEE. Le tiers supérieur dépasse 4 818 €.

Note : INSEE produit ses statistiques par CSP (catégorie socio-professionnelle), pas directement par ROME. Le salaire affiché est la médiane de la CSP majoritaire identifiée pour ce métier. Pour un chiffre plus précis, consultez l'outil interactif INSEE Salaires par profession.

Salaire détaillé par âge et région →

Retraite projetée

Pour cette profession, le régime applicable est : Salarié·e du privé. Selon les paramètres officiels 2026 et pour une carrière complète à salaire constant (génération de référence : 1980), la pension brute mensuelle projetée varie selon l'âge de départ :

À 67 ans

2 923 €/mois

Taux plein automatique, carrière 43 ans

À l'âge légal

2 566 €/mois

Départ à l'âge légal 62 ans 9 mois

Carrière longue

2 822 €/mois

Départ 60 ans si début ≤ 18 ans

Décomposition (scénario 67 ans) : CNAV 1 909 €/mois + AGIRC-ARRCO 1 014 €/mois.

ⓘ Projection informative. Précision indicative ±10-15 %. Ne se substitue pas à un relevé officiel sur info-retraite.fr.

Simulation détaillée par régime →

Passerelles de reconversion

Métiers les plus proches en termes de compétences ESCO (similarité cosinus sur 13 939 skills européens).

Reconversions latérales — hors famille

Métiers très proches — même famille ROME

Toutes les passerelles →

Questions fréquentes

Combien gagne un·e économiste de la construction ?
Le salaire net médian s'établit à 3 458 € par mois. Cette rémunération varie selon l'expérience, la région et la taille de l'entreprise. Les professionnels confirmés peuvent percevoir davantage, notamment dans les grandes structures ou en secteur d'État.
Quelles études pour devenir économiste de la construction ?
Le métier ne dispose actuellement d'aucune formation RNCP active. L'accès se fait généralement par des diplômes en génie civil, bâtiment ou gestion de projets. Une solide formation en coût de construction et gestion budgétaire est indispensable.
Quelle retraite pour un·e économiste de la construction ?
Relevant du régime des salariés du secteur privé, la pension projetée à 67 ans est estimée à 2 923 € brut par mois. Ce montant dépend de la durée de carrière et des cotisations accumulées.
Le marché de l'emploi est-il porteur pour économiste de la construction ?
Oui, avec un score d'employabilité de 81,3/100. Cependant, 62,9 % des projets présentent des difficultés. Le BMO 2026 prévoit 1 424 projets. Les opportunités existent mais demandent une réactivité accrue face aux défis sectoriels.
Vers quel métier peut-on se reconvertir depuis économiste de la construction ?
Parmi les reconversions possibles, le métier de combattant ou combattante en milieu terrestre figure comme alternative. Les transferts de compétences vers d'autres secteurs nécessitent une formation adaptée et une validation des acquis.

Sources

  • Description du métier : ROME 4.0 v60 (septembre 2025), France Travail — data.gouv.fr
  • Salaire médian par CSP : INSEE Première n° 2079 (octobre 2025), "Les salaires dans le secteur privé en 2024" — insee.fr
  • Tension du marché : Enquête BMO 2026, France Travail — statistiques.francetravail.org
  • Formations : RNCP V4-1 du 2026-05-25, France Compétences — data.gouv.fr
  • Paramètres retraite 2026 : Arrêté PASS 22/12/2025, Circulaire CNAV 2026-07, AGIRC-ARRCO, CARMF, ERAFP, MSA, données officielles.
  • Compétences ESCO : ESCO v1.2.1, Commission européenne — esco.ec.europa.eu