Code ROME · H2708

Technicien / Technicienne d'exploitation nucléaire

Professions intermédiaires Salarié·e du privé

Rémunéré à 2 440 € nets mensuels en médiane, ce professionnel des centrales nucléaires assure la conduite et la surveillance des installations, dans un secteur où 28,7 % des recrutements s'avèrent difficiles.

💰 Salaire net mensuel EQTP

2 440 € /mois

Ce métier — médiane
2 440 €
Ce métier — P75 (top tiers)
2 980 €
Ensemble France (réf.)
2 180 €

+12 % au-dessus de la médiane française

📊 Score employabilité

64 /100
  • Tension marché 28.7 %difficiles
  • Projets BMO 2026 5 986

🏖️ Pension projetée à 67 ans

1 949 € /mois brut
CNAV 1 347 € AGIRC-ARRCO 602 €

Simulation détaillée par régime →

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formations RNCP

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passerelles reconversion

ROME H2708

référentiel France Travail

Le métier

Au cœur des centrales et des installations nucléaires, ce métier recouvre la conduite, la surveillance et la maintenance des équipements de production d'énergie ou de traitement de matières radioactives. Le technicien d'exploitation veille au bon fonctionnement des systèmes, interprète les données de contrôle-commande, détecte les anomalies et applique les procédures de sûreté. Son rôle est déterminant dans le maintien de la disponibilité des réacteurs et le respect des exigences réglementaires imposées par l'Autorité de sûreté nucléaire.

L'exercice se fait en environnement contrôlé, soumis à des habilitations et des formations continues obligatoires. Le travail posté, y compris de nuit et les week-ends, constitue la norme dans les sites en exploitation continue. Le salaire net médian s'établit à 2 440 € par mois, avec des progressions sensibles selon l'ancienneté et le niveau de qualification. À la retraite, la pension brute projetée à 67 ans atteint environ 1 949 € mensuels, dans le cadre du régime général des salariés du privé.

Le marché du travail présente un niveau de tension notable : 28,7 % des projets de recrutement sont jugés difficiles par les employeurs, ce qui témoigne d'une pénurie relative de profils qualifiés dans un secteur en pleine relance industrielle, avec le programme de nouveaux réacteurs EPR2. Le score d'employabilité de 63,8 sur 100 reflète des débouchés stables mais exigeants en termes de certifications. Pour une reconversion latérale, les compétences en rigueur procédurale et en gestion du risque peuvent s'orienter vers des métiers tels que combattant en milieu terrestre.

Salaire

Le salaire médian net mensuel en équivalent temps plein pour cette catégorie (professions intermédiaires) s'établit à 2 440 € en 2023 selon l'INSEE. Le tiers supérieur dépasse 2 980 €.

Note : INSEE produit ses statistiques par CSP (catégorie socio-professionnelle), pas directement par ROME. Le salaire affiché est la médiane de la CSP majoritaire identifiée pour ce métier. Pour un chiffre plus précis, consultez l'outil interactif INSEE Salaires par profession.

Salaire détaillé par âge et région →

Retraite projetée

Pour cette profession, le régime applicable est : Salarié·e du privé. Selon les paramètres officiels 2026 et pour une carrière complète à salaire constant (génération de référence : 1980), la pension brute mensuelle projetée varie selon l'âge de départ :

À 67 ans

1 949 €/mois

Taux plein automatique, carrière 43 ans

À l'âge légal

1 704 €/mois

Départ à l'âge légal 62 ans 9 mois

Carrière longue

1 889 €/mois

Départ 60 ans si début ≤ 18 ans

Décomposition (scénario 67 ans) : CNAV 1 347 €/mois + AGIRC-ARRCO 602 €/mois.

ⓘ Projection informative. Précision indicative ±10-15 %. Ne se substitue pas à un relevé officiel sur info-retraite.fr.

Simulation détaillée par régime →

Passerelles de reconversion

Métiers les plus proches en termes de compétences ESCO (similarité cosinus sur 13 939 skills européens).

Reconversions latérales — hors famille

Métiers très proches — même famille ROME

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Questions fréquentes

Combien gagne un·e technicien / technicienne d'exploitation nucléaire ?
Le salaire net médian s'élève à 2440 €/mois. Cette rémunération reflète les responsabilités liées à la sécurité et à l'exploitation des installations nucléaires, avec des évolutions possibles selon l'expérience et le niveau de qualification.
Quelles études pour devenir technicien / technicienne d'exploitation nucléaire ?
Un baccalauréat scientifique ou technologique constitue la base. Une formation spécialisée dans le domaine nucléaire, proposée par les opérateurs ou organismes de formation agréés, complète ce cursus. L'expérience en centrale est également valorisée.
Quelle retraite pour un·e technicien / technicienne d'exploitation nucléaire ?
La pension projetée à 67 ans est estimée à 1949 €/mois brut, calculée selon le régime de retraite des salariés du secteur privé. Cette projection dépend de la durée de cotisation et des salaires perçus.
Le marché de l'emploi est-il porteur pour technicien / technicienne d'exploitation nucléaire ?
Oui, avec 5986 projets identifiés en 2026 et un score d'employabilité de 63.8/100. Cependant, 28.7 % des projets présentent des difficultés de recrutement, témoignant d'une tension modérée sur le secteur.
Vers quel métier peut-on se reconvertir depuis technicien / technicienne d'exploitation nucléaire ?
Les compétences en sécurité et gestion de risque ouvrent des perspectives vers les métiers de la défense, notamment combattant / combattante en milieu terrestre. D'autres secteurs industriels peuvent aussi recruter ces profils qualifiés.

Sources

  • Description du métier : ROME 4.0 v60 (septembre 2025), France Travail — data.gouv.fr
  • Salaire médian par CSP : INSEE Première n° 2079 (octobre 2025), "Les salaires dans le secteur privé en 2024" — insee.fr
  • Tension du marché : Enquête BMO 2026, France Travail — statistiques.francetravail.org
  • Formations : RNCP V4-1 du 2026-05-25, France Compétences — data.gouv.fr
  • Paramètres retraite 2026 : Arrêté PASS 22/12/2025, Circulaire CNAV 2026-07, AGIRC-ARRCO, CARMF, ERAFP, MSA, données officielles.
  • Compétences ESCO : ESCO v1.2.1, Commission européenne — esco.ec.europa.eu