Code ROME · D1115
Chocolatier / Chocolatière
Métier de transformation artisanale ou industrielle, le chocolatier affiche un salaire net médian de 2 337 € mensuels, une pension projetée à 1 867 €, et un marché sous tension avec 53 % de recrutements jugés difficiles.
💰 Salaire net mensuel EQTP
2 337 € /mois
📊 Score employabilité
- Tension marché 53.4 %difficiles
- Projets BMO 2026 14 465
🏖️ Pension projetée à 67 ans
0
formations RNCP
11
passerelles reconversion
ROME D1115
référentiel France Travail
Le métier
Façonner, tempérer, enrober, assembler : le travail du chocolatier consiste à transformer la masse de cacao en produits finis, qu'il s'agisse de tablettes, de bonbons, de ganaches ou de pièces montées. Ce métier se déploie aussi bien dans l'artisanat de proximité — boutiques, confiseries, pâtisseries — que dans des ateliers de production semi-industrielle. La maîtrise des températures, des textures et des assemblages de saveurs constitue le cœur technique du poste.
Le travail s'effectue debout, souvent tôt le matin, dans des environnements alternant zones chaudes et zones réfrigérées. La pénibilité physique reste réelle, notamment lors des périodes de forte activité comme les fêtes de fin d'année ou Pâques. Le salaire net médian s'établit à 2 337 € mensuels, ce qui situe la profession dans la moyenne basse des métiers de l'agroalimentaire qualifié. La progression salariale dépend largement de l'ancienneté, du secteur — artisanal versus industriel — et de la taille de la structure.
Le marché du recrutement est structurellement tendu : plus de la moitié des projets d'embauche sont qualifiés de difficiles par les employeurs, ce qui témoigne d'une pénurie de profils formés. Le score d'employabilité de 80,3 sur 100 confirme de bonnes perspectives d'insertion. Pour ceux qui souhaitent évoluer, la reconversion vers d'autres métiers de la transformation alimentaire — dont certains postes en abattoir ou en industrie agroalimentaire — reste techniquement accessible, même si le glissement culturel entre ces univers peut être significatif.
Salaire
Le salaire médian net mensuel en équivalent temps plein pour cette catégorie (ouvriers) s'établit à 2 337 € en 2023 selon l'INSEE. Le tiers supérieur dépasse 2 960 €.
Note : INSEE produit ses statistiques par CSP (catégorie socio-professionnelle), pas directement par ROME. Le salaire affiché est la médiane de la CSP majoritaire identifiée pour ce métier. Pour un chiffre plus précis, consultez l'outil interactif INSEE Salaires par profession.
Retraite projetée
Pour cette profession, le régime applicable est : Salarié·e du privé. Selon les paramètres officiels 2026 et pour une carrière complète à salaire constant (génération de référence : 1980), la pension brute mensuelle projetée varie selon l'âge de départ :
À 67 ans
1 867 €/mois
Taux plein automatique, carrière 43 ans
À l'âge légal
1 631 €/mois
Départ à l'âge légal 62 ans 9 mois
Carrière longue
1 809 €/mois
Départ 60 ans si début ≤ 18 ans
Décomposition (scénario 67 ans) : CNAV 1 290 €/mois + AGIRC-ARRCO 577 €/mois.
ⓘ Projection informative. Précision indicative ±10-15 %. Ne se substitue pas à un relevé officiel sur info-retraite.fr.
Passerelles de reconversion
Métiers les plus proches en termes de compétences ESCO (similarité cosinus sur 13 939 skills européens).
Reconversions latérales — hors famille
- Ouvrier / Ouvrière d'abattoir 100 / 100 — 130 skills partagés
- Opérateur / Opératrice de transformation des viandes 100 / 100 — 130 skills partagés
- Fromager industriel / Fromagère industrielle 100 / 100 — 130 skills partagés
- Agent / Agente de production en industrie alimentaire 100 / 100 — 130 skills partagés
- Conducteur / Conductrice de ligne en industrie alimentaire 30.2 / 100 — 77 skills partagés
- Fromager-affineur / Fromagère-affineuse 29.4 / 100 — 26 skills partagés
Métiers très proches — même famille ROME
- Boucher / Bouchère 100 / 100
- Charcutier-traiteur / Charcutière-traiteuse 100 / 100
- Poissonnier / Poissonnière 100 / 100
- Chef boulanger / Cheffe boulangère 100 / 100
- Chef boucher / Cheffe bouchère 100 / 100
Questions fréquentes
- Combien gagne un·e chocolatier / chocolatière ?
- Le salaire net médian d'un·e chocolatier / chocolatière s'établit à 2 337 € par mois. Cette rémunération varie selon l'expérience, la structure (artisanal, industriel) et la région. Les débutants peuvent percevoir moins, tandis que les maîtres chocolatiers ou responsables d'équipe gagnent davantage.
- Quelles études pour devenir chocolatier / chocolatière ?
- L'accès au métier se fait principalement par apprentissage ou formation professionnelle (CAP, bac pro secteur alimentation). Actuellement, aucune formation RNCP active n'est enregistrée pour ce code métier. Les formations doivent être recherchées auprès des CFA ou écoles spécialisées.
- Quelle retraite pour un·e chocolatier / chocolatière ?
- Affilié·e au régime de retraite des salariés du secteur privé, un·e chocolatier / chocolatière peut espérer une pension brute de 1 867 € par mois à partir de 67 ans. Ce montant dépend de la carrière, du nombre de trimestres cotisés et des contributions versées.
- Le marché de l'emploi est-il porteur pour chocolatier / chocolatière ?
- Oui, avec 14 465 projets de recrutement prévus en 2026, le secteur reste dynamique. Cependant, 53,4 % de ces projets sont jugés difficiles à pourvoir. L'employabilité du métier atteint 80,3/100, ce qui en fait un secteur relativement stable.
- Vers quel métier peut-on se reconvertir depuis chocolatier / chocolatière ?
- La reconversion principale identifiée est vers le poste d'ouvrier / ouvrière d'abattoir, métier relevant également du secteur alimentaire. Les compétences en manipulation, hygiène et transformation de produits peuvent faciliter cette transition vers d'autres branches agro-industrielles.
Sources
- Description du métier : ROME 4.0 v60 (septembre 2025), France Travail — data.gouv.fr
- Salaire médian par CSP : INSEE Première n° 2079 (octobre 2025), "Les salaires dans le secteur privé en 2024" — insee.fr
- Tension du marché : Enquête BMO 2026, France Travail — statistiques.francetravail.org
- Formations : RNCP V4-1 du 2026-05-25, France Compétences — data.gouv.fr
- Paramètres retraite 2026 : Arrêté PASS 22/12/2025, Circulaire CNAV 2026-07, AGIRC-ARRCO, CARMF, ERAFP, MSA, données officielles.
- Compétences ESCO : ESCO v1.2.1, Commission européenne — esco.ec.europa.eu