Code ROME · D1114
Torréfacteur / Torréfactrice
Métier ouvrier spécialisé dans la transformation du café vert, le torréfacteur perçoit un salaire net médian de 2 337 € et fait face à une tension de recrutement de 53 % sur ses postes.
💰 Salaire net mensuel EQTP
2 337 € /mois
📊 Score employabilité
- Tension marché 53.4 %difficiles
- Projets BMO 2026 14 465
🏖️ Pension projetée à 67 ans
0
formations RNCP
11
passerelles reconversion
ROME D1114
référentiel France Travail
Le métier
La torréfaction consiste à transformer des grains de café vert en grains torréfiés prêts à la consommation par l'application contrôlée de chaleur. Ce processus requiert une maîtrise précise des températures, des temps de chauffe et des profils de torréfaction propres à chaque origine ou blend. Le torréfacteur surveille les machines, effectue des contrôles qualité sensoriels et ajuste les paramètres de production pour garantir une couleur, une texture et un profil aromatique constants d'un lot à l'autre.
Le travail s'effectue principalement en atelier ou en unité industrielle, dans un environnement bruyant, chaud et soumis aux cadences de production. La catégorie socioprofessionnelle est celle des ouvriers, avec une rémunération nette médiane de 2 337 € par mois à temps plein en 2023. L'ancienneté et la taille de la structure employeuse influencent sensiblement le niveau de salaire, les artisans torréfacteurs indépendants relevant d'une logique économique distincte des opérateurs d'usine.
Le marché de l'emploi affiche une tension notable : 53,4 % des projets de recrutement sont jugés difficiles par les employeurs, signe d'un vivier de candidats qualifiés insuffisant face à une demande soutenue par l'essor des cafés de spécialité. La pension brute projetée à 67 ans s'établit autour de 1 867 € mensuels. En cas de reconversion, les compétences techniques liées aux processus de transformation alimentaire sont transférables vers d'autres métiers de la production, comme celui d'ouvrier d'abattoir.
Salaire
Le salaire médian net mensuel en équivalent temps plein pour cette catégorie (ouvriers) s'établit à 2 337 € en 2023 selon l'INSEE. Le tiers supérieur dépasse 2 960 €.
Note : INSEE produit ses statistiques par CSP (catégorie socio-professionnelle), pas directement par ROME. Le salaire affiché est la médiane de la CSP majoritaire identifiée pour ce métier. Pour un chiffre plus précis, consultez l'outil interactif INSEE Salaires par profession.
Retraite projetée
Pour cette profession, le régime applicable est : Salarié·e du privé. Selon les paramètres officiels 2026 et pour une carrière complète à salaire constant (génération de référence : 1980), la pension brute mensuelle projetée varie selon l'âge de départ :
À 67 ans
1 867 €/mois
Taux plein automatique, carrière 43 ans
À l'âge légal
1 631 €/mois
Départ à l'âge légal 62 ans 9 mois
Carrière longue
1 809 €/mois
Départ 60 ans si début ≤ 18 ans
Décomposition (scénario 67 ans) : CNAV 1 290 €/mois + AGIRC-ARRCO 577 €/mois.
ⓘ Projection informative. Précision indicative ±10-15 %. Ne se substitue pas à un relevé officiel sur info-retraite.fr.
Passerelles de reconversion
Métiers les plus proches en termes de compétences ESCO (similarité cosinus sur 13 939 skills européens).
Reconversions latérales — hors famille
- Ouvrier / Ouvrière d'abattoir 100 / 100 — 130 skills partagés
- Opérateur / Opératrice de transformation des viandes 100 / 100 — 130 skills partagés
- Fromager industriel / Fromagère industrielle 100 / 100 — 130 skills partagés
- Agent / Agente de production en industrie alimentaire 100 / 100 — 130 skills partagés
- Conducteur / Conductrice de ligne en industrie alimentaire 30.2 / 100 — 77 skills partagés
- Fromager-affineur / Fromagère-affineuse 29.4 / 100 — 26 skills partagés
Métiers très proches — même famille ROME
- Boucher / Bouchère 100 / 100
- Charcutier-traiteur / Charcutière-traiteuse 100 / 100
- Poissonnier / Poissonnière 100 / 100
- Chef boulanger / Cheffe boulangère 100 / 100
- Chef boucher / Cheffe bouchère 100 / 100
Questions fréquentes
- Combien gagne un·e torréfacteur / torréfactrice ?
- Le salaire net médian s'établit à 2 337 euros par mois. Cette rémunération varie selon l'expérience, la taille de l'entreprise et la région. Les torréfacteurs travaillent généralement en industrie agroalimentaire ou dans des entreprises spécialisées du secteur.
- Quelles études pour devenir torréfacteur / torréfactrice ?
- Le métier est accessible avec un CAP ou un BEP en secteur agroalimentaire, confiserie ou industries alimentaires. Une formation en maîtrise des processus de torréfaction et de contrôle qualité est essentielle. L'apprentissage sur le terrain complète souvent la formation initiale.
- Quelle retraite pour un·e torréfacteur / torréfactrice ?
- La pension projetée à 67 ans s'élève à 1 867 euros brut par mois. Les torréfacteurs relèvent du régime des salariés du secteur privé. Le montant final dépend de la carrière, des cotisations et des périodes validées.
- Le marché de l'emploi est-il porteur pour torréfacteur / torréfactrice ?
- Avec 14 465 projets de recrutement en 2026 et un score d'employabilité de 80,3/100, le secteur offre de bonnes opportunités. Cependant, 53,4 % des projets sont jugés difficiles à pourvoir, indiquant une tension certaine sur le marché.
- Vers quel métier peut-on se reconvertir depuis torréfacteur / torréfactrice ?
- Les compétences en traitement des matières premières et en processus industriels permettent une reconversion vers le métier d'ouvrier ou ouvrière d'abattoir. Cette transition valorise l'expérience en production agroalimentaire et en gestion des flux.
Sources
- Description du métier : ROME 4.0 v60 (septembre 2025), France Travail — data.gouv.fr
- Salaire médian par CSP : INSEE Première n° 2079 (octobre 2025), "Les salaires dans le secteur privé en 2024" — insee.fr
- Tension du marché : Enquête BMO 2026, France Travail — statistiques.francetravail.org
- Formations : RNCP V4-1 du 2026-05-25, France Compétences — data.gouv.fr
- Paramètres retraite 2026 : Arrêté PASS 22/12/2025, Circulaire CNAV 2026-07, AGIRC-ARRCO, CARMF, ERAFP, MSA, données officielles.
- Compétences ESCO : ESCO v1.2.1, Commission européenne — esco.ec.europa.eu